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Dossier d’Arborosa :Les moulins à eau du bassin Brévenne - Turdine

Sur le cours de la Brévenne et de ses affluents dont le plus important, la Turdine, une soixantaine de moulins fonctionnaient, pour la majorité des moulins à blé.

Un état statistique de 1862 indique qu’il y avait encore 58 « usines » dont 47 moulins à blé, moulins à huile, battoirs à chanvre, bancs de scie… Ces anciens moulins ont tous disparu, sauf le moulin du Tallot sur le Conan qui a gardé son mécanisme inchangé depuis le 17ème siècle.

Le déclin des moulins est dû en grande partie au progrès industriel et à l’apparition de nouvelles énergies, la vapeur, le moteur gazogène, le moteur diesel et enfin l’énergie électrique. A toutes ces raisons, il faut ajouter les calamités naturelles les crues en particulier. Les nouvelles dispositions administratives de 1935 allaient poser les fondements de l’organisation professionnelle de la meunerie.

Aujourd’hui seul le moulin Lotte à la Giraudière, qui s’est modernisé au fil du temps, continue de moudre du grain. Cette nouvelle édition d’Arborosa rappelle un métier ancestral et dresse un inventaire des moulins installés sur nos deux rivières.

En vente à la Maison de la Presse et à Super U culture

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L’Arborosa hors série n°8, « Le métier à coudre de Barthélémy Thimonnier »

L’invention d’un homme de génie, un parcours loin d’être cousu de fil blanc… » présenteront la vie et le travail de Thimonnier, encore trop injustement méconnu. Cependant, contrairement à ce qui a déjà été écrit, ce travail tentera d’apporter un regard nouveau sur son œuvre, en analysant son invention mais aussi ses tentatives d’exploitation industrielle de celle-ci qui se sont à chaque fois, soldées par un échec.

Il ne s’agit donc pas de faire un discours uniquement élogieux de sa vie mais de la raconter le plus honnêtement et le plus justement possible.

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La bataille de L’Arbresle et les combats d’Eveux, Fleurieux et Lentilly

L’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne début septembre 1939, suite à l’invasion de la Pologne par cette dernière. Les deux alliées ne sont pas prêtes à l’affrontement et ce n’est que le 10 mai 1940 que les hostilités commencent après l’invasion allemande des Pays Bas, de la Belgique et du Luxembourg. Les armées alliées vont cumuler les revers malgré des résistances ponctuelles héroiques. Les responsables militaires veulent, à mi juin, organiser une ligne de défense de Crépieux-la-Pape à Tarare pour ralentir l’avance germanique et éviter que l’armée des Alpes, qui a stoppé l’invasion italienne, soit prise en tenaille.

Le 17 juin, un fort contingent du deuxième bataillon du 25ème régiment des Tirailleurs Sénégalais s’installe dans L’Arbresle où il construit des barrages avec chicanes aux entrées du bourg mais afin d’éviter le massacre des habitants du centre historique, ils reçoivent l’ordre de transférer la défense au Cornu sur Fleurieux et au Champ d’Expérience aux Rompières sur Eveux qui dominent non seulement la ville mais tout le plateau du Beaujolais des Pierres Dorées.

Cinq cent SS de la Totenkopf arrivent, le 19 juin à 18h, à hauteur des Mollières à L’Arbresle après avoir traversé St Germain-sur-L’Arbresle. Ils essuient les premiers tirs et sont arrêtés net. Les allemands font appel à des renforts d’artillerie et d’infanterie et ce n’est que vers 21h qu’ils pénètrent dans l’Arbresle avec précaution. Des civils qui ne sont pas réfugiés dans les caves sont tués suite à des imprudences ou à des concours de circonstance malheureux.

Vers 21h30, ils atteignent la gare SNCF de la ville alors que les combats se poursuivent. Ils commencent à monter en direction des Rompières et d’Eveux . Les Tirailleurs reçoivent l’ordre de se replier vers 22h en direction de Fleurieux, Lentilly et Pollionnay mais un groupe de Sénégalais situé près de la ferme Vially qui n’a pas reçu l’information est encerclé et tient le poste jusqu’à la mort. La ferme de Jean Claude Vially est en feu et ce dernier est retrouvé allongé dans sa cave tué d’une balle dans la tête. Le lendemain matin, les combats se poursuivent à Bel-Air sur Fleurieux où une troupe de Trirailleurs Sénégalais, en provenance de Lozanne s’est fortifiée dans une maison inhabitée. Les allemands vers 9h font monter, au Poteau, des troupes de L’Arbresle et les combats durent jusqu’à 16h. Pendant ce temps là, ces derniers s’étendent à Lentilly où deux compagnies n’ont pas reçu l’ordre de repli au sud de Lyon. Elles se sont retranchées et affrontent l’ennemi. Les franco-sénégalais auront perdu : un soldat à l’Arbresle, treize à Eveux, huit à Fleurieux et dix sept à Lentilly. Ceux qui ont pu en réchapper, sans être capturés, se sont alors dirigés vers le Jarez mais c’est là une autre histoire évoquée également dans cet Arborosa par la petite fille d’un de ces officiers.

Une stèle, au bord de la Route Napoléon était érigée en 1944, en souvenir du sacrifice de ces soldats courageux ainsi qu’une autre à Lentilly.

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